
2026-05-09
Résumé des petites entreprises canadiennes : les emplois sont touchés, 1,5 milliard de dollars en allégement tarifaire, et le boycott Achetez Canadien reste fort.
Les nouvelles économiques canadiennes de la semaine pour les propriétaires de petites et moyennes entreprises : le Canada a perdu 18 000 emplois en avril, le gouvernement fédéral annonce un soutien tarifaire de 1,5 milliard de dollars, et une nouvelle enquête révèle que huit Canadiens sur dix boycottent toujours les produits américains.
Bilan des petites entreprises canadiennes : les emplois en baisse, 1,5 G$ en aide tarifaire et le boycott "Achetez canadien" reste fort
La semaine s'est terminée sur une note difficile. Statistique Canada a publié ce matin les chiffres de l'emploi d'avril, qui étaient pires que prévu. Le Canada a perdu 18 000 emplois le mois dernier, faisant grimper le taux de chômage à 6,9 %, son plus haut niveau depuis six mois. Les analystes prévoyaient un gain d'environ 15 000 emplois, donc l'écart est important.
La répartition rend le tableau encore plus sombre que le chiffre global. Les emplois à temps plein ont diminué de 46 700 en avril. La seule raison pour laquelle la perte globale n'a pas été plus importante est que l'emploi à temps partiel a augmenté de 29 000 postes. Ce n'est pas le genre de combinaison que l'on souhaite voir. Le Canada a maintenant perdu des emplois dans trois des quatre premiers mois de 2026, avec 111 000 postes à temps plein disparus depuis janvier. Les secteurs les plus touchés sont ceux auxquels on s'attendait : la fabrication et les domaines directement liés à l'exposition commerciale avec les États-Unis. Les soins de santé et les services aux entreprises ont ajouté des emplois, ce qui a quelque peu atténué le choc.
Pour les propriétaires de petites entreprises, cela a des répercussions au-delà du chiffre principal. Un marché du travail plus faible signifie une consommation plus faible dans les mois à venir, surtout pour les achats discrétionnaires. Cela maintient également la pression sur la Banque du Canada, qui doit maintenant équilibrer un marché du travail qui évolue dans la mauvaise direction avec une inflation qui devrait augmenter vers 3 % en avril en raison des coûts énergétiques. La prochaine décision sur les taux est prévue pour le 10 juin. Avec des chiffres comme ceux-ci, une baisse des taux est de nouveau possible, bien que la plupart des économistes s'attendent encore à un statu quo.
1,5 milliard de dollars en soutien tarifaire, y compris pour les PME
Si votre entreprise a absorbé le coût des tarifs sur l'acier, l'aluminium ou le cuivre, il y a un programme à considérer cette semaine. Le gouvernement fédéral a annoncé 1,5 milliard de dollars en nouveau soutien ciblant les industries touchées par les tarifs. Le programme comporte deux volets.
Le premier est un nouveau programme de 1 milliard de dollars de la Banque de développement du Canada destiné spécifiquement aux fabricants qui utilisent de manière significative l'acier, l'aluminium ou le cuivre et qui ont été affectés par les tarifs américains. La BDC présente cela comme un financement à accès rapide pour maintenir les opérations pendant la perturbation.
Le second est un montant supplémentaire de 500 millions de dollars via l'Initiative régionale de réponse aux tarifs, administrée par les agences de développement régional du Canada. Ce volet est plus large et accessible aux PME de tous les secteurs, pas seulement aux fabricants. Il vise à aider les entreprises à financer la diversification des marchés et les investissements en productivité. Si vous avez retardé un virage vers de nouveaux marchés ou une mise à niveau des processus en raison de pressions sur la trésorerie, c'est le programme à examiner en priorité.
Les deux volets ont été annoncés cette semaine par la ministre Mélanie Joly et le ministre Evan Solomon. Le gouvernement a présenté l'annonce comme urgente, directement liée à la décision américaine début avril d'ajuster les tarifs sur les produits contenant de l'acier, de l'aluminium et du cuivre. Consultez votre agence de développement régional ou la BDC directement pour comprendre l'admissibilité et les échéanciers.
Huit Canadiens sur dix boycottent toujours les produits américains
Un nouveau sondage Nanos pour CTV News réalisé entre le 3 et le 6 mai a révélé que 80 % des Canadiens croient toujours que boycotter les produits américains et les voyages aux États-Unis est utile pour renforcer la position de négociation du Canada avec Washington. Cinquante-trois pour cent l'ont qualifié d'« utile » sans équivoque, et 29 % de « quelque peu utile ». Ces chiffres sont essentiellement inchangés depuis six mois.
La raison pour laquelle cela importe pour les propriétaires d'entreprise est double. Si vous vendez des produits fabriqués au Canada ou avez misé sur un message "Achetez canadien", le sentiment des consommateurs est toujours fermement en votre faveur et ne montre aucun signe de déclin. La question plus intéressante est de savoir si cela devient un changement permanent dans les habitudes d'achat plutôt qu'une protestation qui s'estompera lorsque la situation politique changera.
Il y a des preuves que cela persiste. Les exportations de spiritueux américains vers le Canada ont chuté de 63 % en 2025, selon un témoignage cette semaine devant un comité commercial américain. La société mère de Jack Daniel's, Brown-Forman, a rapporté une baisse de plus de 60 % des ventes au Canada au premier semestre de son exercice. Ce ne sont pas des chiffres qui se redressent du jour au lendemain.
Pour les entreprises qui dépendent encore de fournisseurs américains ou vendent des marques américaines, l'humeur des consommateurs est un signal à prendre au sérieux en pensant à la composition des produits pour la saison estivale.
Un point à surveiller la semaine prochaine
L'examen formel de l'ACEUM est prévu pour commencer le 1er juillet. Cela fait encore sept semaines, mais les bases politiques posées en ce moment détermineront à quel point la position d'ouverture de chaque partie sera agressive lorsque l'examen débutera. Surveillez tout signal venant de Washington ou d'Ottawa sur ce que chaque côté souhaite prioriser. Pour les entreprises ayant des chaînes d'approvisionnement transfrontalières ou des clients des deux côtés de la frontière, le processus d'examen pourrait durer des mois et introduire une couche supplémentaire d'incertitude en plus d'un environnement opérationnel déjà difficile.
C'est la semaine. Plus d'informations vendredi prochain.